· 6 min de lecture · MedCopilot

MedCopilot : 51 % de temps gagné sur les courriers de sortie

La Dre Audrey Bidault-Diallo a évalué MedCopilot en HDJ de SMR : un retour de terrain sur le temps de rédaction et le confort de travail.

dossier dispersé et épuisant à une synthèse claire avec MedCopilot, son étoile et son point, puis à une soignante disponible auprès du patient.

Un courrier de sortie fait tenir plusieurs semaines de prise en charge dans un document qui devra être compris en quelques minutes. Il faut retrouver les événements importants, décrire l’évolution, articuler les observations des différents professionnels et préparer le relais.

Ce travail demande une attention médicale réelle. Pourtant, le temps nécessaire pour rassembler puis mettre en forme l’information est souvent peu visible dans l’organisation du soin.

C’est à cette tâche que s’est intéressée la Dre Audrey Bidault-Diallo, médecin à l’hôpital de jour de soins médicaux et de réadaptation INICEA Rougemont, au Mans. Son évaluation de MedCopilot apporte un retour concret sur ce que l’IA peut changer dans le travail documentaire.

Un travail de terrain consacré aux courriers de sortie

Présenté lors de la 4e Journée scientifique Clariane / Université Paris Cité du 6 octobre 2026, le poster porte sur l’activité d’un médecin exerçant à 0,6 équivalent temps plein en HDJ de SMR polyvalent et gériatrique.

L’autrice a d’abord analysé cinq mois d’activité, d’août à décembre 2025. Les courriers de sortie représentaient 122 heures, soit 24,4 heures par mois. Un test de MedCopilot a ensuite été réalisé en mai 2026, avec comparaison au temps mensuel de référence.

Le temps rapporté avec l’outil est de 12 heures par mois : un gain estimé de 12,4 heures mensuelles, soit 51 %, sur cette activité précise.

L’autrice rapporte également une diminution de l’anxiété associée à cette charge administrative et une meilleure mise en valeur de l’évolution du patient. Ces appréciations qualitatives complètent le résultat sur le temps.

Ce que l’on délègue lorsque l’IA aide à rédiger

Pour comprendre l’intérêt d’une telle assistance, il faut regarder ce que recouvre la rédaction.

Une partie du travail consiste à retrouver et à rapprocher des informations : bilans, comptes rendus, observations, éléments du parcours. Une autre consiste à déterminer ce qui mérite d’être transmis, à en apprécier le sens et à prendre la responsabilité du document final.

L’IA documentaire peut aider à préparer la première matière : regrouper les éléments apportés, proposer une organisation et produire un brouillon selon une trame.

Le professionnel apporte la connaissance de la situation, le regard clinique et les ajustements nécessaires. Il choisit les formulations, rétablit une nuance, complète ce qui manque et valide ce qu’il accepte de transmettre.

Cette répartition permet d’envisager une aide utile : réduire l’effort de recherche et de mise en forme pour rendre davantage de disponibilité au travail d’interprétation.

Un courrier raconte aussi ce qui a changé

En réadaptation, décrire la situation au début du parcours ne suffit pas. Le destinataire du courrier a besoin de comprendre l’évolution et les éléments utiles à la suite de la prise en charge.

C’est pourquoi l’appréciation de la Dre Bidault-Diallo sur la mise en valeur de cette évolution est intéressante. Elle attire l’attention sur une dimension du document qui dépasse sa longueur ou son apparence.

Une synthèse doit donner un fil au lecteur. Les informations n’ont pas toutes la même importance, et leur juxtaposition ne restitue pas nécessairement le parcours.

L’IA peut proposer une structure, mais le soignant reste celui qui juge si le texte permet effectivement de comprendre. Une rédaction fluide peut encore nécessiter une correction de date, une précision ou la réintégration d’un élément important.

Chez MedCopilot, l’accès aux sources et la possibilité de reprendre le contenu font partie du fonctionnement du cockpit documentaire. La relecture, la vérification, l’ajustement et la validation restent entre les mains du professionnel.

Le confort de travail est un sujet de soin

Le temps consacré aux écrits ne se résume pas à une addition de minutes. Il mobilise aussi une disponibilité mentale : garder en tête un document à terminer, chercher une pièce, reprendre un texte interrompu.

Le ressenti rapporté dans cette évaluation donne une place à cette dimension. Il ne permet pas de conclure à une diminution générale du stress chez tous les utilisateurs, mais il mérite d’être entendu.

Pour un soignant, disposer d’un premier document structuré peut constituer un appui. À condition de pouvoir le comprendre, le corriger et garder la maîtrise de son contenu.

Pour une direction d’établissement, cela ouvre une réflexion sur les conditions de travail. La pertinence d’un outil tient aussi à la manière dont il s’insère dans l’activité des professionnels et à l’effort qu’il leur demande au quotidien.

L’innovation devient alors un sujet d’organisation du soin, au-delà du choix d’un logiciel.

Du temps dégagé : pour quoi faire ?

Les heures rapportées dans le poster rendent la discussion concrète. Elles invitent à poser une question collective : quelle place souhaite-t-on donner au temps éventuellement dégagé par l’assistance documentaire ?

Il peut soutenir la coordination, permettre d’approfondir un dossier ou faciliter un échange avec le patient et ses proches. Ces possibilités sont des choix d’organisation ; le poster ne mesure pas leur réalisation.

Cette distinction compte. Le passage d’un gain documentaire à un bénéfice pour les personnes demande une intention, des moyens et une organisation.

Nous pouvons choisir de faire de l’IA un soutien à l’attention : aider les professionnels à disposer plus facilement des informations nécessaires, tout en préservant le temps de la discussion et du discernement.

C’est une responsabilité partagée entre concepteurs, utilisateurs et établissements.

Un résultat encourageant, dans un contexte précis

Cette évaluation concerne un seul médecin et compare des périodes différentes. Le nombre de courriers, la comparabilité des dossiers et le détail du temps d’import, de correction et de relecture ne sont pas précisés. La qualité documentaire et les effets sur la santé des patients n’ont pas fait l’objet d’une mesure standardisée décrite dans le poster.

Le gain estimé de 51 % constitue donc un résultat local encourageant, à explorer dans d’autres équipes. Il concerne le temps consacré aux courriers de sortie, et non l’ensemble du temps médical.

Cette précision permet de partager le résultat avec sa valeur : un usage réel documenté par une professionnelle.

Construire MedCopilot avec les soignants

Nous remercions la Dre Audrey Bidault-Diallo d’avoir consacré un travail à cet usage et de nous autoriser à le partager.

Son évaluation met en lumière un besoin auquel MedCopilot cherche à répondre : aider les professionnels à transformer une matière clinique dispersée en documents utiles, qu’ils peuvent relire et valider.

La confiance dépend aussi du cadre dans lequel ce travail est réalisé. Notre article sur la confidentialité des données confiées à une IA explique les notions à comprendre pour choisir un environnement adapté.

Pour nous, faire progresser l’IA en santé consiste à partir de ces besoins concrets, à écouter l’expérience des soignants et à présenter les résultats de manière claire, pour qu’ils puissent être examinés et discutés. Le travail de la Dre Bidault-Diallo contribue à cette démarche.

Découvrir MedCopilot et discuter des usages de votre équipe.

Source et attribution

Article rédigé par le Dr Adrien Serey à partir des travaux de la Dre Audrey Bidault-Diallo, avec son accord de réutilisation. Les développements pédagogiques et les réflexions sur l’organisation du soin relèvent de la rédaction MedCopilot.

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